Spéléologie

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A l’occasion de son 60ème anniversaire
Conférences de l’Association spéléologique nîmoise
Samedi 3 octobre 2026
au Carré d’Art à Nîmes

– à 14h : Les chauves-souris : architectes insoupçonnés de nos grottes

par Laurent Bruxelles, directeur de recherche, CNRS, Institut français d’Afrique du Sud, International Research Center SHARE – CNRS-Wits, Université du Witwatersrand à Johannesbourg

Et si les chauves-souris avaient contribué à façonner les grottes que nous explorons ? En s’accumulant pendant des siècles, leurs guanos peuvent provoquer une étonnante corrosion des parois calcaires et laisser derrière eux des formes qui témoignent de l’importance des colonies disparues. Ces traces constituent une nouvelle clé de lecture pour les spéléologues, mais aussi un enjeu inattendu pour la conservation des grottes ornées et de leurs peintures préhistoriques. D’ailleurs, le guano ne raconte pas seulement l’histoire de la grotte : véritable archive biologique, il peut aussi nous aider à retrouver les environnements, les végétations et même les impacts successifs de l’Homme qui ont contribués à la formation des paysages que nous parcourons aujourd’hui.

– à 15h30 : Sur les Causses à la fin du Néolithique : l’eau est sous terre… mais il faut aller la chercher !

par Philippe Galant, ingénieur de recherche, DRAC Occitanie, service de l’archéologie.

A la fin du Néolithique se développe l’agro-pastoralisme dans la région des Causses. Les groupes humains se sédentarisent dans ces environnements karstiques si spécifiques ou l’eau, indispensable à la vie, demeure rare et difficile d’accès.
Si ces populations avaient une parfaite connaissance de l’environnement de ces plateaux, force est de constater qu’elles en maitrisaient également le domaine souterrain. Les explorations des grottes et des avens leur ont révélé un accès à l’eau souterraine : de l’exploration spéléologique à l’utilisation de la ressource, le génie humain s’est pleinement exprimé au cours de cette période la Préhistoire.

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Aven citerne de la Rouvière où le spéléologue Joël Halgand a découvert des jarres citernes intactes 5000 ans après l’abandon du site (cliché Albert Colomer, DRAC Occitanie)